Une revue d'actu dessinée avec une pointe d'humour

L'ancien président espagnol a, dans le Figaro d'hier, résumé tout le tragique de la situation actuelle : il n'y a que davantage de libéralisme qui puisse nous sortir de cette mauvaise crise provoquée... par un libéralisme débridé !

Alors certes pour Aznar, dont le parler vrai confine parfois au cynisme, les subprimes sont une démonstration d'interventionnisme étatique puisqu'il s'agissait de "faire du social" par l'accession à la propriété des plus pauvres à n'importe quel prix. Mais l'argument est osé dans la mesure où les méthodes utilisées, les montages financiers, la titrisation, la plupart des acteurs, la philosophie générale du pays d'origine des subprimes (les USA) sont tout ce qu'il y a de plus libéral. Freddie Mac et Fannie Mae ne sont pas le DAL et les Don Quichotte réunis ! Mais Aznar disait vrai en identifiant le libéralisme comme la seule planche de salut.

Cherchez donc la caricature de John, le libéral flamboyant, qui a creusé un gouffre financier d'une telle profondeur que seule une somme d'argent vertigineuse pourrait arriver à le reboucher. Et ce n'est pas Jean-Claude, ce petit fonctionnaire prudent, qui va pouvoir recréer ensuite de la richesse en quantité suffisante... puis la jouer cash au grand casino-boursier. Eh oui, pour "se refaire" en bourse, comme au casino, il va falloir risquer dix fois plus, être encore plus roublard, plus immoral et plus cynique ! Ce grand jeu commence par un prélèvement dans les poches de tout à chacun, y compris des plus modestes qui y perdront leur emploi, leur épargne et leurs projets d'avenir.

Vous comprenez maintenant que l'espoir de voir émerger un autre monde est assez mince. La fuite en avant capitaliste semble être la seule issue et, sauf si José Bové déclenche une révolution, le règne de John va se prolonger !

 Je m'amuserais bien une prochaine fois à imaginer ce que pourrait être le monde de demain lorsque les Etats s'effondreront et que John, lui-même, prendra les destinées de la planète en main. Nous n'en sommes pas encore là puisque Jean-Claude va casser sa tirelire-cochon pour sauver John de la faillite complète.

Ven 23 jan 2009 Aucun commentaire