l le point du jour
Dans un monde libéral idéal les charges sociales seraient faibles et les chômeurs très occasionnels. Le nombre des plus démunis, en revanche, devrait demeurer élevé car peu de sociétés « compétitives » ont réussi à créer beaucoup de valeur en conservant une redistribution harmonieuse et un bon amortisseur social.
Mais voilà ce que vous ne saviez pas : nous évoluerions aujourd’hui dans le dernier pays socialiste du monde (après Cuba et la Corée du Nord, cela va sans dire).
Cette lourdeur crypto-socialiste aggraverait les effets de la crise en France et empêcherait une reprise franche et massive (ce fameux poids en % de PIB). Il est donc urgent de tourner la page du socialisme et Sarkozy s’y emploie avec difficulté. Notez bien que tous ses prédécesseurs, de droite et du centre, n’y sont pas parvenus. Ainsi, notre système d’assistanat entretiendrait une armée de chômeurs, notre fonction publique abriterait une armée de contestataires nantis et paresseux, enfin, nous conserverions des services publics peu rentables et des rêves d’Etat providence alors que le monde prépare un grand galop de mondialisation. Dans cette perspective la crise n’est qu’un obstacle, parmi d’autres, potentiellement générateur de profits inouïs lorsque le rebond surviendra ! Sarkozy le traduit par « je suis convaincu que la France en sortira plus forte » (février 2009). Vivement demain alors ! Pour ENFIN oublier ces relents gauchistes qui aggravent notre petite purge décennale en compromettant, par surcroit, la reprise dans notre pays !
Mais comment, en attendant Godot, se débarrasser de tous les encombrants : chômeurs, malades au tiers-payant, étudiants pantouflards, fonctionnaires à vie ? Je propose un grand « vide grenier » le 1er mai 2009, une espèce de « Foire aux encombrants » où chacun déposera le sien dans la rue !
De là à en faire une barricade il n’y a qu’un pas que, personnellement, j’ai déjà franchi.