l le point du jour
Cela fait des années que des intellectuels crient à l'ours ! Ils expliquent à qui veut bien les entendre qu'il faut en finir avec le mythe du vieil ours en
peluche innofensif. L'ours de notre enfance, disent-ils, a repris vie et s'est mué en un féroce plantigrade qui ne se contentera plus de venir lécher le miel dans la main. Mais encore
fallait-il, pour s'en persuader, le voir à l'oeuvre dévastant tout sur son passage, ne serait-ce qu'une fois.
C'est chose faite ! L'ours est descendu de sa montagne et a délibérement franchi la ligne qui le séparait du monde civilisé, osant même s'attaquer aux plus faibles
d'entre nous alors qu'ils tentaient de l'éviter à bord d'un minibus. Le constat s'impose, l'ours demeure un animal sauvage et imprévisible au voisinage duquel il va falloir rester prudent. Mais,
au lendemain de cette tragique histoire estivale, les pouvoirs publics devront s'expliquer puisqu'ils ont réintroduit l'ours dans notre paysage quotidien, au nom d'une idéologie un peu
anachronique. Ce retour à un passé que l'on croyait disparu oblige nos dirigeants à prendre leurs responsabilités et à s'assurer que l'ours ne s'aventure pas trop au delà de son
territoire.
Que ce soit en Ariège ou dans le Caucase !
Eric Ascensi
dessin@ascensi.com